Il existe de nombreux livres
traitant de notre vieille ville du Mans que l’on trouve facilement dans les
librairies comme par exemple : « LE LIVRE DU VIEUX MANS » de
Manuela Demay et d’Éric Poitevin aux éditions Cénomans.
De ces écrits, mis librement
en circulation, nous allons en prendre une partie pour éclairer le lecteur rapidement,
car, notre but est de faire découvrir le vieux Mans Alchimique, celui dont on
ne parle pas ou très peu dans les livres mis à la disposition du grand public.
Dans un premier temps je ne
parlerai pas de la cathédrale ST. Julien qui, à elle seule, mérite une
attention soutenue, ne serait- ce que par son portail sud qui rappelle
étrangement celui de la Cathédrale de Chartres.
Donc, arrivant par les quais
on voit un pilier de l’ancienne traversée, sur les jardins en bord de Sarthe.
Plus rationnellement, au pied de la colline se trouvait le port (portus) fluvial
avec un pont revêtu (vêtus pont). Le
Mans possède la muraille la mieux conservée de l’empire romain après celle de
Rome et d’Istanbul actuelle (ancienne Byzance
C’est à la fin du IIIe siècle,
sous l’empereur Aurélien (270-275 A JC) que se dessine en Gaule la première
phase de fortification urbaine.
L’enceinte du Mans s’inscrit
dans ce mouvement .La Capitale des Cénomans est dotée d’un système défensif dès
le IV siècle suite à l’invasion des Romains en 57 A J C
Ces mêmes Romains ont laissé
des vestiges grandioses de la fin du IIIe siècle ou bas empire. La construction
de l’enceinte d’une longueur de 1300 mètres comportait environ 40 tours. Il en reste 11
dont la tour hexagonale rebâtie dans les années 80. Ces tours sont du plus bel
effet, travaillées de couleurs calcaire blanc, Gré Roussâtre, chaînage de
briques rouges et ciment rose composant sur ces murailles des dessins
géométriques et soulignant l’art des constructeurs Romains.
Le mur devait être haut de 9 à 10 mètres. On ne sait si ces tours étaient
recouvertes d’un toit ou d’une terrasse.
La grande rue actuelle
semble représenter le CARDO de la cité
Romaine et la place st Pierre le FORUM .C’est surtout, dans cette rue que nous
trouverons des clins d’œil d’alchimistes.
Une peuplade néolithique,
puis une bourgade gauloise des Aulerques Cénomans (les anciens) trouvèrent là
un abri derrière les enceintes de pierres et de bois (il y avait beaucoup de forêts)
qui faisait de cet éperon rocheux un Oppidum et un haut lieu culturel. Le mans
fut dès l’époque Gauloise une ville fortifiée : OUIDINUM ou VINDUNUM. Son nom celtique « Finn Dun » signifiant
« la colline blanche et fortifiée » est cité pour la première fois au
deuxième siècle de notre ère, dans le recensement des cités de l’Empire établi
par le géographe Grec Ptolémée. Cette idée de hauteur Blanche se conservait
encore au Moyen âge dans le nom du quartier le plus élevé : Haute Esclar (Haute
et claire).
Lorsque Charlemagne traversa
la ville en 778, elle était déjà l’une des plus florissantes de France.
Les Normands la pillèrent et
massacrèrent les habitants.
Guillaume « le
bâtard » dit le « conquérant » s’en empara et abolit les franchises,
mais fit régner la terreur (1073) sur les bourgeois qui, ne se sentant pas Anglais,
se révoltèrent.
Le mans est surtout célèbre
pour être le berceau des Plantagenets. Son histoire commence en 1128 lorsque
Guillaume v le Bel épouse la fille du roi d’Angleterre Mathilde .Lors d’une de ses parties de
chasse, Geoffroy plante dans sa coiffure un brin de genêt très courant dans la
région .On lui donna alors le nom de Plantagenet. Il naquit au Mans en 1128, certains historiens disent
qu’il est né le 11 Aout 1113, mais cela n’est pas certain .La dynastie s’achève
avec Richard III dont on vient de retrouver la dépouille sous un parking de Leicester.
Son fils Henri est né au
Mans .Il y mourut également et repose en la cathédrale st Julien.
Il y eut encore trois révoltes .A la dernière, Hélie de la Flèche,
comte du Maine, triompha des Anglais .Philippe Auguste confisqua le comté en
1189 et céda la ville à la reine Bérangère, veuve de Richard Cœur de Lion .Elle
y décéda en 1230
Jean sans terre reprendra la
ville en 1199, la reperdra en 1200. Elle passera enfin dans le douaire de la
reine Marguerite, femme de St louis.
Après ce petit tour
historique, nous vous invitons à déambuler dans la ville au petit matin brumeux.
D’un coup le pittoresque fait place à l’insolite. Que cachent, derrière ces
murailles, ces logis moyenâgeux ?
Dans la grande rue, au-dessus
du tunnel, (qui n’existait pas à cette époque) se trouve une maison dite du
« Pilier Rouge » qui date du XVI e siècle.
Certains disent que c’était
là la maison du bourreau …mais il ne peut en être ainsi car ce dernier habitait
toujours hors les murs. Rue des boucheries existait la remise du bourreau (tour
aujourd’hui en ruines).
Sur ce pilier figure une
tête de mort (certains disent que c’était Monsieur LEMORT qui y habitait), mais
comme il y a aussi un crucifix, on pourrait faire la relation avec le calvaire
et sa tête de mort au pied de la croix (le crâne d’Adam)..Rappelons-nous qu’à
l’époque il y avait fabrication de
crucifix en quantité ….cela pourrait
vouloir dire que là, se fabriquaient des
crucifix, mais aussi des cannes pour le
jeu de paume puisque figurent aussi ces
cannes sur le pilier.
Il y avait donc du métal et divers
autres métaux savamment mis en forme …Mais puisque maison du bourreau il y a,
rappelons-nous que les alchimistes s’appelaient eux-mêmes « Bourreaux » car ils disaient mettre à mort le vil
métal en le torturant. Peut-être cette appellation vient-elle de là ?
Par ailleurs, la couleur rouge
rappelle la planète Vulcain, le Feu mais aussi le Sang force de vie faisant
partie de la Naissance.
Pour ce qui nous concerne
cela pourrait être une maison d’Alchimiste.
Mais nous trouverons des
traces plus évidentes dans notre
déambulation à venir prochainement ….
Le pilier dit de »
l’Ecrevisse » …..Ou encore la « maison dite d’Adam et Eve « qui
feront le plaisir de nos sens avertis …
A bientôt

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